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jeudi, 24 avril 2008
De Ion Pop à Dumitru Tsepeneag...
ION POP
Ion Pop est né en 1941 à Miresu-Mare, au nord de la Transylvanie roumaine. Il est
l’auteur d’une oeuvre poétique considérable, couronnée de plusieurs prix littéraires
roumains et partiellement traduite en français. Son nom et sa réputation sont
indissociables de la critique littéraire, dans laquelle il excelle, et du nom de la revue
littéraire roumaine Echinox dont il a tenu les rênes dans les années 1970 et 1980. Il
vit aujourd’hui à Cluj-Napoca.
La Réhabilitation du rêve propose pour la première fois en France une anthologie
de l’Avant-garde littéraire roumaine. Ion Pop démarre cet ouvrage indispensable par
une étude littéraire et historique d’une centaine de pages, bineinteles, écrite en
français. Il fait suivre son étude par des textes exhumés des revues roumaines des
années 1920 et 1930 et dont les traducteurs s’appellent Eugène Ionesco, Ilarie
Voronca ou Claude Sernet. La troisième partie est à proprement parler une
anthologie des oeuvres écrites des quelque seize (et oui !) représentants de cette
bouillonnante période créatrice. Le tout est enrichi de documents (gravures,
dessins, fac-similés).
La Réhabilitation du rêve, Une anthologie de l’avant-garde roumaine par Ion pop,
éd. Maurice Nadeau et EST- Samuel Tastet Editeur, avec le concours de l’Institut
Culturel Roumain, 2006.
La Découverte de l’oeil, édition bilingue, traduction par Stefana et Ioan Pop-Curseu,
Maisons Ecrivains Etrangers Traducteurs (Meet) Saint-Nazaire, 2005.
THOMAS PAVEL
Thomas Pavel mène sa carrière d’universitaire, d’essayiste et d’écrivain à cheval
sur les langues française et anglaise. Né en 1941 à Bucarest, il s’exile en France
dans les années 1960, où il intègre l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales
avant d’enseigner à Ottawa. Il est tour à tour invité par les plus prestigieuses
universités américaines et européennes dans les années 1980 à 2000. Il prononce
en 2006 une leçon inaugurale au Collège de France qui le charge de sa Chaire
Internationale. Comment écouter la littérature est publiée chez Fayard dans sa
collection "Leçons Inaugurales Du Collège "en 2006.
Thomas Pavel est aujourd’hui citoyen américain et enseigne la littérature à
l’université de Chicago.
Son roman La sixième branche (Fayard, 2003) entraîne le lecteur sur les pas d’un
jeune homme d’origine juive employé comme bibliographe dans les riches archives
que la police politique vient juste de confisquer aux monastères démantelés par le
pouvoir communiste. Il se retrouve en France presque par hasard, puis au Canada,
où il s’installe. Ce jour marque un tournant essentiel dans sa vie : jusqu’alors menée
par le hasard et le déterminisme, elle devient un trésor qu’il tient entre ses mains.
En est-il vraiment le seul maître ? Une intrigue se noue. Plusieurs destins
s’entremêlent. « S’habituer à vivre dans un nouveau pays, cela ressemble à un long
réveil »… constate le narrateur. Ses nouvelles certitudes ne tardent pas à être
ébranlées. Le passé le rattrape. «Et pourtant je me croyais bien planté sur le roc de
la Sagacité, au beau milieu de l’Archipel des Rêves réalisables. »
La sixième branche, éd. Fayard, 2003
La Pensée du roman, éd. Gallimard, 2003
L’Art de l’éloignement. Essai sur l’imagination classique, éd. Gallimard, 1996
Univers de la fiction, éd. du Seuil, coll. "Poétique", 1988
Le Mirage linguistique, éd. de Minuit, 1988
De Barthes à Balzac. Fictions d’un critique et critiques d’une fiction, avec Claude
Bremond, éd. Albin Michel, 1998
DUMITRU TSEPENEAG
Un de ces écrivains dont le talent permet d’innover aussi bien dans leur langue
maternelle que dans la langue d’adoption, le français. Son extraordinaire roman Le
Mot sablier en est la preuve formelle.
Il est en Roumanie dans les années 60 et 70, avec le poète Leonid Dimov, le chef
de file de l’onirisme, le seul courant littéraire à s’opposer au réalisme socialiste
officiel. En 1975, pendant un séjour à Paris, il est déchu de sa nationalité par
Ceausescu et contraint à l’exil. Il est naturalisé français en 1984. Pendant les
années 80, il se met à écrire directement en français. La chute du mur de Berlin le
ramène à la langue maternelle, sans pour autant qu'il renonce au français. Il fonde
et dirige à Paris les Cahiers de l’Est (trimestriel littéraire) de 1975 à 1980, puis les
Nouveaux Cahiers de l’Est, de 1991 à 1992 et Seine et Danube de 2003 à 2005 et
fait partie du comité de rédaction de la revue Po&sie. Dumitru Tsepeneag tient
d’épatantes chroniques dans La Revue littéraire, justement intitulées «frappes
chirurgicales».
Dumitru Tsepeneag est également un grand traducteur, de français en roumain, (Albert Béguin, Michel Deguy, André Malraux, Gérard de Nerval, Robert Pinget, Alain Robbe-Grillet, etc. Et plus récemment Maurice Blanchot, Alexandre
Kojève et Jacques Derrida), mais aussi de roumain en français. Là, c'est Ed Pastenague qui signe: Quinze poètes roumains, Belin, 1990
Ion Muresan, Le mouvement sans coeur de l'image, Belin 2001
Marta Petreu, Poèmes sans vergogne, Le Temps qu'il fait 2005
Marta Petreu, Les poèmes de la honte, Le Temps qu'il fait, 2005
Articles de critique littéraire en Roumanie et au Luxembourg
Poèmes traduits du roumain et publiés dans des revues ou en volumes : Ion Muresan, Le mouvement sans coeur de l'image, Belin, 2001
Romans chez P.O.L
La Belle Roumaine, 2006
Attente, 2003
Au pays du Maramures, 2001
Pont des Arts, 1998
Hôtel Europa, 1996
Pigeon vole, 1989, sous le pseudonyme Ed Pastenague
Roman de gare, 1985
Le Mot sablier, 1984
Chez d'autres éditeurs
La Défense Alekhine, éd. Garnier, 1983
Les Noces nécessaires, éd. Flammarion, 1977
Arpièges, éd. Flammarion, 1973
Exercices d’attente, éd. Flammarion, 1972
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